Pendant des siècles, ce sont les Espagnols qui partaient en Amérique. Depuis la fin des années 1990, le mouvement s'est inversé : l'Espagne accueille des millions d'immigrés, dont une grande partie vient d'Amérique latine.
| Période | Ce qui se passe |
|---|---|
| Fin des années 1990 – 2008 | Forte croissance économique en Espagne : arrivée massive d'Équatoriens, de Colombiens, de Boliviens, d'Argentins, de Péruviens… |
| 2008 – 2014 | La crise économique frappe l'Espagne : une partie des immigrés repart dans son pays. |
| Depuis 2015 environ | Nouvelle vague, notamment depuis le Venezuela, la Colombie, le Honduras ou le Pérou. |
Pourquoi l'Espagne ? La langue commune, des liens historiques et familiaux, et un accès facilité à la nationalité : les ressortissants des pays ibéro-américains peuvent la demander après deux ans de résidence légale, au lieu de dix ans pour la plupart des étrangers.
Leur présence a transformé la société : de nouveaux accents, de nouvelles saveurs (arepas, ceviche, empanadas), de nouvelles musiques. Mais l'intégration n'est pas toujours facile : emplois précaires (aide à domicile, bâtiment, restauration), difficulté à faire reconnaître ses diplômes, préjugés.
| Espagnol | Français |
|---|---|
| el / la inmigrante | l'immigré(e) |
| la nacionalidad | la nationalité |
| los papeles | les papiers (titre de séjour) |
| homologar un título | faire reconnaître un diplôme |
| la precariedad | la précarité |
| el prejuicio | le préjugé |
| la integración | l'intégration |
Mise en situation : une rencontre au travail
À retenir
- Depuis la fin des années 1990, forte immigration latino-américaine en Espagne (Équateur, Colombie, Venezuela…).
- Raisons : langue commune, liens familiaux, nationalité possible après deux ans pour les Ibéro-Américains.
- Difficultés : la precariedad, homologar el título, los prejuicios.