Las Madres de Plaza de Mayo : mémoire et dictature en Argentine (Première)

CoursCulture et civilisation hispaniques · Première, Terminale

En 1976, un coup d'État militaire installe une dictature en Argentine. Jusqu'en 1983, les militaires arrêtent, torturent et font disparaître des milliers d'opposants (étudiants, syndicalistes, militants…) : ce sont les desaparecidos. Les organisations de défense des droits humains parlent de 30 000 disparus.

En 1977, des mères qui cherchent leurs enfants commencent à se réunir sur la Plaza de Mayo, devant le palais présidentiel à Buenos Aires ; leur ronde du jeudi devient vite un rendez-vous. Comme les rassemblements sont interdits, elles marchent en rond autour de la place. Elles portent sur la tête un pañuelo blanco (foulard blanc), devenu un symbole.

DateÉvénement
1976Coup d'État militaire.
1977Premières rondes des Madres de Plaza de Mayo ; naissance des Abuelas de Plaza de Mayo (Grands-Mères).
1983Retour de la démocratie.
1984Le rapport Nunca más (« Plus jamais ») documente les crimes de la dictature.
1985Le Juicio a las Juntas : les chefs militaires sont jugés et condamnés.

Les Abuelas recherchent les bébés nés en captivité et donnés à d'autres familles. Grâce à leur travail et aux tests ADN, plus de 130 petits-enfants ont retrouvé leur véritable identité.

EspagnolFrançais
el golpe de Estadole coup d'État
la dictadura militarla dictature militaire
los desaparecidosles disparus
los derechos humanosles droits de l'homme
la memoriala mémoire
reclamar justiciaréclamer justice
la identidadl'identité

Mise en situation : un jeudi à Buenos Aires

Valentina : ¿Por qué hay tantas mujeres con pañuelos blancos dando vueltas a la plaza?
Pourquoi y a-t-il autant de femmes avec des foulards blancs qui tournent autour de la place ?
Abuela : Son las Madres de Plaza de Mayo. Vienen los jueves desde los años setenta.
Ce sont les Mères de la place de Mai. Elles viennent le jeudi depuis les années soixante-dix.
Valentina : ¿Qué reclaman?
Que réclament-elles ?
Abuela : Saber qué pasó con sus hijos, los desaparecidos de la dictadura, y que se haga justicia.
Savoir ce qui est arrivé à leurs enfants, les disparus de la dictature, et que justice soit faite.
Valentina : ¿Y por qué dan vueltas en lugar de quedarse quietas?
Et pourquoi tournent-elles au lieu de rester immobiles ?
Abuela : Porque en la dictadura estaba prohibido reunirse. Caminar era su forma de resistir. Nunca más debemos olvidarlo.
Parce que sous la dictature, il était interdit de se réunir. Marcher était leur façon de résister. Nous ne devons plus jamais l'oublier.

À retenir

  • Dictature militaire argentine : 1976-1983 ; les desaparecidos.
  • Les Madres de Plaza de Mayo (dès 1977, le jeudi, pañuelo blanco) ; les Abuelas recherchent les petits-enfants volés.
  • 1984 : rapport Nunca más ; 1985 : Juicio a las Juntas.

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